Le bulletin de l'OPSAC

Le bulletin de l'OPSAC - numéro 12, août 2011

À venir : un nouveau bulletin d'information de l'OPSAC

Au cours de l'été, le Secrétariat de l'OPSAC étudiera de nouvelles façons de diffuser l'information au sein du réseau de l'OPSAC, notamment une nouvelle approche de son bulletin. Nous consulterons les membres de l'OPSAC dans les mois à venir pour éclairer notre nouvelle orientation. Plus de précisions suivront.

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L'Australie se prépare à accueillir le Sommet mondial de la FICAAC

L'Australie accueillera le 5e Sommet mondial de la Fédération internationale des conseils des arts et agences culturelles (FICAAC), qui se tiendra pendant quatre jours en octobre. Le Sommet de cette année, qui aura lieu du 3 au 6 octobre à Melbourne, aura pour thème : Intersections créatives. Des chefs de gouvernement et des dirigeants culturels de plus de 80 pays examineront les différentes manières dont les artistes peuvent exprimer les préoccupations des diverses communautés, en collaborant avec les spécialistes des domaines de l'éducation, des affaires, de l'environnement, de la santé et du bien-être, des nouvelles technologies et de l'identité culturelle.

La FICAAC et l'Australia Council for the Arts, l'organisme organisant l'événement, prévoient que le Sommet attirera jusqu'à 50 conférenciers. Une liste détaillée a déjà été publiée, et d'autres intervenants devraient confirmer leur participation dans les semaines à venir.

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Dépôt du budget 2011

Le gouvernement fédéral a présenté son budget 2011 le 6 juin. La Prochaine phase du Plan d’action économique du Canada comprend un nouvel appui à la culture et aux communautés, toutefois le gouvernement vise une réduction des dépenses d’au moins 4 milliards de dollars dans le but de réduire le déficit national d’ici 2015. Les ministères et agences gouvernementales doivent élaborer des scénarios quant à des réductions de 5 % à 10 % dans les dépenses de fonctionnement.

De plus, le nouveau budget met de l'avant la Stratégie sur l'économie numérique, qui fera du Canada un chef de file de la création, l'adoption et l'utilisation des technologies et du contenu numériques. Plus précisément, le budget octroie 60 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour promouvoir l'inscription des étudiants dans des domaines clés liés à l'économie numérique, et 100 millions de dollars par an au Fonds des médias du Canada pour investir dans la création de contenu numérique multiplateforme.

Certaines des nouvelles initiatives de financement proposées dans le budget peuvent intéresser les membres de l'OPSAC. Elles comprennent :

  • 60 millions de dollars à CBC/Radio-Canada pour produire des programmes canadiens;
  • 15 millions de dollars par an pour le Fonds du Canada pour les périodiques afin de soutenir une vaste gamme de publications et d'assurer une diversité du contenu canadien;
  • 5 millions de dollars pour les célébrations des centenaires de la Coupe Grey et du Stampede de Calgary.

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Nouvelles de l'OPSAC

Le Conseil du Canada améliore l'accès aux programmes musicaux

Le Conseil des Arts du Canada a annoncé des changements à ses programmes de production en musique et à ses subventions de tournées. Les changements visent à faciliter l'accès à la musique canadienne et à sensibiliser et attirer davantage les gens aux différentes formes de musique.

Le Conseil a remplacé son Programme de répétition et de production de concerts par le Programme de subventions de production en musique qui comprend davantage d'activités. Par exemple, le nouveau programme permet aux artistes de demander des subventions pour présenter des concerts en direct, ainsi que pour enregistrer en studio ou au cours d'un concert. Les changements permettront de mieux faire connaître les musiciens canadiens au pays et à l'étranger.

Le Conseil du Canada a également consolidé les Subventions de tournées de musique et l’Aide à la tournée internationale en musique. Le programme révisé offre aux artistes deux dates limites par an pour déposer leurs demandes de tournées nationales et internationales, et facilite l'organisation des tournées ayant lieu au Canada et aux É.-U.

Les artistes du CALQ adoptent la technologie numérique

Dans un sondage récent, le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a examiné l'usage des technologies numériques par les artistes et les organismes artistiques dans la province. Les données recueillies montrent que les artistes utilisent de plus en plus les outils numériques de façons nouvelles et novatrices afin de produire, distribuer et commercialiser leur travail directement auprès du public.

Un total de 1 749 artistes et 341 organismes ont répondu au sondage réalisé dans le cadre des activités courantes de suivi des technologies numériques du CALQ. Les résultats indiquent que l'utilisation de la technologie numérique par les artistes et les écrivains a augmenté de 56 p. 100 au cours des deux dernières années. De plus, les artistes et les organismes prévoient dépenser collectivement entre 37 millions et 57 millions de dollars en outils numériques au cours des trois prochaines années.

Les résultats complets du sondage sont accessibles en français à l'adresse :
www.calq.gouv.qc.ca/alon/sondage.htm.

Le gouvernement de la C.-B. rétablit le financement du secteur des arts

Le British Columbia Arts Council a reçu plus de 16,8 millions de dollars du gouvernement provincial pour aider à subventionner les artistes et les organismes culturels en 2011-2012.

Les sources de financement incluent :

  • 7,931 millions de dollars du ministère de la Vie communautaire, du Sport et du Développement culturel (Ministry of Community, Sport and Cultural Development).
  • 2,150 millions de dollars du BC150 Cultural Fund, un fonds de dotation de 150 millions de dollars, qui génère des intérêts.
  • 6,75 millions de dollars du 2010 Sport and Arts Legacy, un fonds de 30 millions de dollars sur trois ans qui vise à s'appuyer sur les réussites des Jeux olympiques et paralympiques de 2010 et des Olympiades culturelles pour favoriser les possibilités dans le domaine des arts.

« Le financement est crucial pour assurer le dynamisme à long terme du secteur de la création de la Colombie-Britannique, affirme le président du BCAC, Stanley Hamilton. Ces ressources permettent au Conseil de prendre les décisions stratégiques requises pour favoriser le développement et la prospérité des arts dans la province pendant de nombreuses années. »

Le NLAC nomme son nouveau président

Le Newfoundland and Labrador Arts Council (NLAC) a nommé Tom Gordon, un ancien professeur de musique à l'Université Memorial, au poste de président.

Entre 2000 et 2010, M. Gordon occupait le poste de directeur de l'École de musique de l'Université Memorial. Il a été formé à l'histoire de la musique et est un fervent pianiste dont les prestations ont été diffusées par la CBC. Avant de s'établir à Terre-Neuve-et-Labrador, il a occupé des postes administratifs et d'enseignement à l'Université Bishop’s et à l'Université de l'École d'art et de design de l'Ontario.

« La vitalité inspirante de Terre-Neuve-et-Labrador est sans aucun doute sa ressource naturelle la plus importante, a-t-il déclaré. Je suis impatient de travailler avec les artistes, les communautés et les gouvernements pour que la province continue de se distinguer par sa créativité et d'enrichir ses habitants sur le plan culturel. »

M. Gordon est membre du NLAC depuis 2008.

L'AFA apporte des changements aux programmes de subventions

Au mois d'avril, l'Alberta Foundation for the Arts (AFA) a annoncé les changements apportés à deux de ses programmes de subventions : l'Arts Organizations Operation Grant Program et l'Alberta Multimedia Development Fund. Elle a tout d'abord introduit un nouveau volet de subventions de présentation des arts (Arts Presenting) dans le cadre de son programme de subventions de fonctionnement des organismes artistiques (Arts Organizations Operational Grant Program). Le nouveau volet combine les anciens volets de subventions des projets de festival des arts (Arts Festival) et de présentation aux communautés (Community Presenting).

De plus, elle a transféré les subventions des industries culturelles (édition de livres et de magazines, enregistrement audio, production de petits films) au Fonds de développement multimédia de l'Alberta (Alberta Multimedia Development Fund), qui comprend déjà le financement des organismes de soutien aux industries culturelles. La décision de transférer les subventions est venue en réponse à une récente évaluation des programmes de l’AFA ayant déterminé qu’un modèle de financement externe à l’AFA soutiendrait mieux les industries culturelles, comme il est décrit dans The Spirit of Alberta, la politique culturelle de l’Alberta.

Forum sur les artistes ontariens sourds ou handicapés

À la fin du mois de juin, le Conseil des arts de l'Ontario, le Conseil des Arts du Canada et le Musée des beaux-arts de l'Ontario ont organisé un forum d'une journée sur les problèmes auxquels sont confrontés les artistes ontariens sourds ou handicapés.

À l'occasion du forumPleins feux : artistes ontariens sourds ou handicapés, les participants des trois organismes partenaires ont rencontré des artistes sourds et des artistes handicapés pour discuter de leurs expériences de création et de leurs points de vue sur leur travail. Le forum comprenait une table ronde portant sur les expériences professionnelles, les pratiques artistiques, les besoins particuliers et la nature unique de ces artistes. De plus, le forum comprenait des représentations, des visites guidées du Musée et une réception de réseautage.

Le Conseil des arts de l'Ontario a effectué un sondage pour recueillir des commentaires sur l'événement. Le Conseil envisage de s'inspirer de ces commentaires pour organiser les futurs événements, et pour rendre les programmes de financement plus accessibles à cette catégorie d'artistes.

Le CADAC lance un nouveau modèle de comptabilité

Il est maintenant plus facile de remplir les formulaires du Canadian Arts Data-Données sur les arts au Canada (CADAC) grâce à un nouveau modèle de comptabilité lancé par l'organisme.

Le nouveau modèle de comptabilité du CADAC servira de trousse à outils et de document de référence permettant aux vérificateurs et aux organismes artistiques de suivre un plan de comptes prédéterminé. Les vérificateurs pourront facilement décomposer ou rassembler des données financières particulières, permettant ainsi aux organismes artistiques de mieux aligner leurs états financiers sur les éléments appropriés des formulaires financiers du CADAC.

Pour en savoir plus sur le modèle de comptabilité du CADAC, communiquez avec Myron Kozak, contrôleur associé des données financières du CADAC.

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Nouvelles d'autres organismes de soutien aux arts

Le gouvernement hollandais annonce un plan de réduction du financement des arts

Le secrétariat d'État à la culture des Pays-Bas a récemment annoncé qu'il réduirait de 25 p. 100 les dépenses dans le secteur des arts et de la culture, soit une diminution de 200 millions d'euros par rapport à son budget de 900 millions d'euros. Dans son plan, More than quality, a new vision on cultural policy (Au-delà de la qualité, une nouvelle vision de la politique culturelle), le ministère décrit les mesures qu'il compte prendre pour réduire la dépendance du secteur des arts et de la culture sur les fonds publics et favoriser le rôle des investisseurs privés dans le système. Le gouvernement affirme que de tels changements peuvent être mis en œuvre sans avoir de répercussions significatives sur les institutions culturelles d'importance nationale.

De nombreux critiques d'art n'approuvent pas la décision du gouvernement. Certains ont averti que le secteur privé suivrait l'exemple du secteur public et réduirait ses investissements dans la même mesure. D'autres estiment que cette démarche constitue une « attaque » contre la richesse culturelle des Pays-Bas. Les groupes des arts visuels et des arts de la scène seront les plus durement touchés, en particulier les organismes artistiques de petite et moyenne taille qui dépendent fortement des fonds publics.

En quête de fonds privés

Les organismes artistiques du Royaume-Uni reçoivent des primes pour chercher leur financement auprès du secteur privé. Le Arts Council England, par exemple, a récemment lancé son fonds Catalyst Arts, une subvention de 40 millions de livres sterling visant à aider les organismes à développer leur stratégie de collecte de fonds. Sur les fonds disponibles, 30 millions de livres sterling seront octroyées aux organismes explorant des manières novatrices de recueillir des fonds, 7 millions à de petits organismes ayant peu d'expérience dans la collecte de fonds, et 3 millions à des organismes offrant des conseils pratiques sur la façon de trouver de nouvelles sources de financement.

Le secrétaire à la culture du Royaume-Uni, Jeremy Hunt, a également annoncé un projet de 55 millions de livres sterling visant à encourager les organismes artistiques à être moins dépendants des deniers publics et à se tourner vers les investisseurs privés. D'après le plan, les organismes artistiques se disputeront 50 subventions d'une valeur allant de 500 000 à 5 millions de livres sterling, et ils devront recueillir environ 2 livres auprès de sources privées pour chaque livre reçue du secteur public.

Réduction du financement du NEA

Au mois de juillet, un comité des affectations de fonds de la Chambre des représentants des États-Unis a approuvé un projet de loi visant à financer le National Endowment for the Arts (NEA) à hauteur de 135,2 millions de dollars, soit une réduction de 13 p. 100 du financement actuel. Cette réduction de 20 millions de dollars du financement de l'organisme est la plus importante qu'ait connue le NEA en 16 ans, et dépasse largement la réduction de 7 p. 100 prévue dans le projet de loi général. À l'heure actuelle, la date à laquelle ce projet de loi sera soumis à la Chambre des représentants pour un dernier examen n'est pas encore établie.

Pas de fonds pour le Kansas

L'État du Kansas a cessé de financer les arts.

Le gouverneur républicain, Sam Brownback, a pris la décision controversée de supprimer le financement public des arts lors de la fin de semaine du Memorial Day. Il avait indiqué depuis plusieurs mois qu'il souhaitait que le secteur privé s'occupe du financement des arts. Il pense qu'avec l'aide du secteur privé, la Kansas Arts Commission sortira de cette période difficile plus forte que jamais.

Toutefois, certains groupes artistiques aux États-Unis ont critiqué la décision de M. Brownback. Dans une lettre ouverte à M. Brownback, le directeur général du Vermont Arts Council, Alexander Aldrich, déclare : « Chaque État devrait investir dans le secteur artistique, tout simplement parce qu'il s'agit d'une excellente décision économique ».

Americans for the Arts va plus loin, et suggère que le National Endowment for the Arts (NEA) devrait annuler tout financement des organismes artistiques du Kansas afin de forcer le gouvernement de l'État à rétablir ses subventions. Le NEA a d'ores et déjà déclaré que le Kansas ne recevrait pas de financement pour les arts parce que l'État ne finance plus son propre organisme artistique. L'administration Brownback affirme que le NEA doit maintenir son financement.

Selon la National Assembly of State Arts Agencies (NASAA), 31 agences artistiques d’État prévoient une baisse de leurs crédits gouvernementaux pour l’année financière de 2012. Les menaces d’élimination d’agences dans quatre autres états ont été rejetées.

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Nouvelles de partout

Pour les Nations Unies, l'accès à Internet est un droit de la personne

Un rapport remis au Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies au printemps dernier soutient que l'accès à Internet devrait être un droit de la personne.

Le rapport a été rédigé par Frank La Rue, rapporteur spécial à l'ONU pour la promotion et la protection de la liberté d'expression et d'opinion. Le rapport estime qu'il est nécessaire que tous les citoyens aient accès à Internet et critique les politiques bloquant ou limitant l'accès au contenu en ligne ou ne parvenant pas à assurer la protection de la vie privée en ligne.

« La nature unique et le pouvoir de transformation d'Internet (permettent) aux personnes d'exercer leurs droits à la liberté d'opinion et d'expression, ainsi qu'un ensemble d'autres droits de la personne, et de promouvoir l'avancement de la société dans son ensemble, écrit M. La Rue. Étant donné qu'Internet est devenu un outil indispensable pour favoriser de nombreux droits de la personne, lutter contre les inégalités et accélérer le développement et le progrès humains, tous les États devraient garantir l'accès universel à Internet. »

GénieArts accueille son nouveau directeur général

Jason van Eyk, ancien directeur régional pour l'Ontario des Centres de musique canadienne et directeur fondateur de ArtsZone de l'Université de Toronto, est le nouveau directeur général de GénieArts. Son mandat a commencé au mois de mai et sa première décision formelle en tant que chef de file de l'organisme a été d'ouvrir un nouveau siège social à Toronto.

M. van Eyk détient une maîtrise en musique de la Eastman School of Music et un MBA en arts et en gestion des médias de la Schulich School of Business de l'Université York.

Les arts et les affaires, un partenariat réussi

Un sondage, effectué par l'Australian Business Arts Foundation et l'Australia Council for the Arts, révèle le comportement d'un certain nombre de dirigeants d'entreprise en matière de mécénat dans le domaine artistique et des partenariats dans ce secteur.

Les 36 dirigeants ayant répondu au sondage ont indiqué que les organismes artistiques ont une chance incroyable de tirer parti des avantages qu'ils apportent aux entreprises. De plus, les chefs d'entreprise affirment que les sociétés sont prêtes à travailler avec les organismes artistiques pour récompenser le personnel, encourager la tolérance et partager les points de vue uniques des groupes artistiques sur le monde.

« Des relations bien conçues (entre organismes artistiques et entreprises) peuvent apporter une valeur considérable aux deux parties, explique Kathy Keele, directrice générale de l'Australia Council. Les entreprises en sont conscientes. Elles encouragent la créativité et la passion des arts en Australie, ce qui ouvre de nombreuses portes aux organismes artistiques. »

Elle ajoute que pour atteindre un partenariat fructueux, les organismes artistiques et les entreprises doivent s'entendre.

« Les organismes artistiques doivent réfléchir à ce qu'ils peuvent apporter aux entreprises. En quoi leur contribution s'adapterait-elle aux activités de l'entreprise et avec quel type d'entreprise? »

Les institutions de la ville de New York se réinventent

Un certain nombre de grandes institutions culturelles de la ville de New York transforment la façon dont les gens interagissent avec leurs projets. Par exemple, au printemps, le Museum of Modern Art, le Guggenheim et le New Museum ont lancé des programmes réunissant des spécialistes pour discuter de solutions à des problèmes comme l'hébergement, la crise des hypothèques et la gestion des déchets.

Les directeurs des musées pensent que ces projets illustrent l'évolution logique du rôle des musées en tant qu'institutions. 

« Les musées s'intéressent depuis longtemps à l'éducation et aux communautés, affirme la directrice du New Museum, Lisa Phillips. Mais cette approche change puisque les institutions culturelles reconnaissent l'influence qu'elles exercent au sein de la communauté, le rôle qu'elles ont joué et peuvent jouer dans l'évolution des communautés en tant que destination, projets architecturaux et initiatives communautaires. »

Par ailleurs, la New York Public Library s'est renouvelée en lançant certaines des publications en ligne les plus innovantes des États-Unis. Elle a lancé des publications électroniques et des projets d'approvisionnement par la foule, et applique une stratégie numérique qui pourrait servir d'exemple aux principales institutions et sociétés.

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Pratiques exemplaires en matière de gouvernance des conseils des arts - séances à huis clos

Remarque : Cet article est le septième d’une série qui traite des pratiques exemplaires en matière de gouvernance des conseils des arts. Nous remercions le Conseil des Arts du Canada d’en avoir fourni le contenu. D'autres articles concernant la gouvernance seront présentés dans les prochains numéros du Bulletin de l'OPSAC.

Les séances à huis clos sont fermées au public; les membres du conseil d'administration y échangent des renseignements qui ne sont ni enregistrés, ni divulgués au public. Pour organiser de telles séances, les conseils doivent respecter quatre règles.

1. Donner l'occasion d'organiser des séances à huis clos lors de chaque réunion du conseil d'administration

Les séances à huis clos doivent faire partie du processus normal de gouvernance, mais elles ont uniquement lieu lorsque des questions sensibles doivent être abordées. Certains conseils d'administration préfèrent organiser des séances à huis clos au début de leurs réunions, afin de laisser la possibilité de discuter des points sensibles ou controversés inscrits à l'ordre du jour. D'autres préfèrent organiser ces séances à la fin de leurs réunions pour discuter des questions sensibles qui ont été soulevées pendant ces réunions.

Des séances à huis clos devraient avoir lieu pour discuter de sujets tels que les résultats et la rémunération du directeur général ou de la directrice générale, les litiges ou les questions sensibles relatives aux ressources humaines, et les questions de gouvernance internes du conseil, comme les conflits d'intérêts.

2. Limites de l'ordre du jour des séances à huis clos

Les séances à huis clos sont conçues pour traiter de questions précises et sensibles. Le président ou la présidente de la réunion ne devrait par conséquent inclure à l'ordre du jour des séances à huis clos que ces questions.

3. Ne pas prendre de décisions à huis clos

Toutes les décisions du conseil d'administration doivent être consignées dans les comptes rendus des réunions (constituant ainsi un enregistrement officiel et une piste de vérification). Par conséquent, les questions discutées à huis clos doivent être soumises aux séances ouvertes pour que des décisions soient prises.

4. Ne pas exclure le directeur général ou la directrice générale

Le directeur général ou la directrice générale doit être présent à toutes les séances à huis clos, sauf lorsque le conseil d'administration discute directement de cette personne. Cette approche permet au directeur général ou à la directrice générale de comprendre la démarche du conseil d'administration par rapport à certains sujets, et au conseil de connaître le point de vue du directeur général ou de la directrice générale.

Si vous désirez obtenir un exemplaire des pratiques exemplaires du Conseil des Arts du Canada sur les séances à huis clos, envoyez un courriel à Melanie Yugo, agente de Partenariats et réseau de l'OPSAC.

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Calendrier des événements 2011-2012 de l'OPSAC

Réunion de perfectionnement professionnel de l'OPSAC sur les arts médiatiques, 19 et 20 septembre 2011, à Vancouver

Assemblée générale annuelle de l'OPSAC :Orientations futures du financement des arts : quels changements sont requis? (Future Directions in Arts Funding: What are the Shifts Required?) Du 16 au 18 novembre 2011, à Whitehorse (Yukon)

Réunion de perfectionnement professionnel de l’OPSAC sur les arts littéraires, mars 2012, Saskatchewan (dates et lieu à déterminer)

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La recherche en bref

The Stratford Report : avril 2011

Au moment où les médias numériques transforment la façon dont les gens communiquent, les Canadiens doivent de plus en plus prendre conscience du rôle qu'ils exercent dans la transformation de la communauté numérique et de l'importance de leur participation à ses activités. Voici le message contenu dans The Stratford Report, un suivi de la discussion de 2010 sur les conclusions des réunions de Canada 3.0.

Dans le rapport de cette année, l'activiste Ed Cowan affirme que la communauté culturelle doit prendre sa place parmi les chefs de file du monde numérique en évolution. Il suggère que puisque la technologie numérique nous permet d'interagir avec le marché mondial, nous devons redoubler d'efforts pour nous exprimer par le biais de cette technologie, ou nous risquons d'être dépassés par celle-ci.

M. Cowan propose un débat national sur la culture et affirme que le Canada doit soutenir sa propre expression culturelle dans une société basée sur la technologie et enrichie par des traditions culturelles venant du monde entier.

L'IETM et le KAMS lancent un guide de coproduction internationale

L'International Network for Contemporary Performing Arts (IETM- Réseau international des arts du spectacle) et le Korea Arts Management Service (KAMS) ont élaboré un outil d'analyse et un guide des coproductions artistiques internationales.

The journey which is full of surprises explore le processus des coproductions internationales et dresse une liste des avantages et des problèmes associés aux différents modèles de coproduction. D'après les auteurs du rapport, parmi les coproductions internationales les plus réussies figurent celles dont les participants possèdent des aptitudes en communication interpersonnelle et interculturelle très solides, et font preuve d'un engagement fort envers le soutien des processus de création et d'une détermination tenace à mener à bien leur production. Le document présente également un guide pour organiser des coproductions internationales.

Les organismes artistiques d'État augmentent le rendement du NEA

Les National Assembly of State Arts Agencies (NASAA) ont publié un bref rapport décrivant les rapports entre le National Endowment for the Arts (NEA) et les organismes artistiques d'État en matière de financement. Return on Investment: The Federal Government, States and the Arts indique que les deniers publics et des États financent près de 30 000 projets artistiques chaque année. Sur ces projets, 2 000 sont financés au moyen de subventions directes du NEA, et 25 000 autres sont soutenus grâce au partenariat avec les organismes artistiques d'État.

D'après le NASAA, en augmentant le financement octroyé par le NEA, les organismes artistiques d'État augmentent l'impact, l'influence et la prééminence du NEA, et aident à s'assurer que les subventions fédérales répondent aux besoins actuels des communautés et à leurs priorités économiques, éducatives, communautaires et culturelles locales.

Évaluation de la défense des intérêts

L'importance de la défense des intérêts, en particulier dans le secteur sans but lucratif, est indéniable. Elle entraîne des changements politiques et sociaux. Toutefois, les organismes de soutien hésitent souvent à subventionner les organisations de défense des intérêts. Certains craignent d'être impliqués dans des affaires d'intérêts politiques ou sociaux; d'autres estiment que la défense des intérêts est difficile à évaluer, étant donné qu'il est difficile d'en prouver la rentabilité.

Dans The Elusive Craft of Evaluating Advocacy, les auteurs Steven Teles et Mark Schmitt affirment que l'efficacité de la défense des intérêts peut être mesurée, grâce à des méthodes non conventionnelles, et que les investisseurs ne devraient pas avoir peur de réaliser des investissements stratégiques importants dans ce domaine.

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Avis importants

Date de révision : 2011-08-17